différents traitements pour avoir votre bébé ?

Le parcours de l’AMP est constitué de plusieurs étapes rapportés dans le schéma ci-dessous : 

LA STIMULATION SIMPLE

La stimulation simple consiste à donner un petit coup de pouce à la nature. Le gynécologue va prescrire à Madame des injections d’hormones, puis il vous sera programmé un rapport sexuel classique avec votre conjoint.

L'insémination Intra-utérine (IIU)

L’Insémination Intra-Utérine (IIU) est une technique pratiquée si des anomalies dans les sécrétions naturelles au niveau du col de l’utérus, ou une fatigabilité excessive des spermatozoïdes sont décelées. Le médecin va là aussi, aider la nature et placer dans l’utérus les spermatozoïdes, préalablement débarrassés du « liquide séminal » (liquide provenant essentiellement de la prostate et contenant des éléments susceptibles d’altérer la fécondation).6

Un bilan d’échec est proposé dès le 3eme cycle d’insémination pour discuter d’un éventuel démarrage d’une Fécondation In vitro (FIV). Sachez que les actes d’Aide Médicale à la Procréation (AMP) sont pris en charge à 100 % par l’assurance-maladie, après accord préalable de la caisse, jusqu’à votre 43ème anniversaire, pour au maximum :

IIU7

FIV/ICSI (voir ci-dessous)

LA FECONDATION IN VITRO (FIV) ET L'INJECTION INTRA-CYTOPLASMIQUE DE SPERMATOZOÏDES (ICSI)

La Fécondation In vitro (FIV) standard consiste à mettre en présence, dans un milieu de culture « in vitro », ovocytes et spermatozoïdes pour faciliter une fécondation. Ceci n’est possible que si ovule et spermatozoïdes sont « normaux ». Pour les spermatozoïdes jugés anormaux, la méthode de l’Injection Intracytoplasmique de Spermatozoïdes (ICSI) est préconisée. C’est une technique plus invasive où, monté sur une aiguille de verre, un seul spermatozoïde choisi dans un sperme pauvre préparé, est injecté, sous microscope, dans le cytoplasme d’un ovocyte. C’est une « fécondation assistée ». En cas d’échecs de l’ICSI, l’Injection intracytoplasmique de Spermatozoïdes sélectionnés (IMSI) est proposée. C’est une ICSI où le spermatozoïde est sélectionné avec un microscope plus puissant qui permet l’observation plus fine de la tête du spermatozoïde. Ceci permet d’éliminer les spermatozoïdes les moins aptes.

LA CULTURE EMBRYONNAIRE

Le recours à la culture embryonnaire prolongée (jusqu’à 5 à 6 jours) est de plus en plus fréquente. Elle permet à l’embryon de croître jusqu’au stade ultime de son développement in vitro avant implantation utérine (le blastocyste).8 Durant la période de développement embryonnaire, vous pourrez entendre parler ou vous voir proposer une technique dite « Time Lapse ». Ce dispositif permet une surveillance théoriquement permanente du développement de l’embryon sous microscope et en culture.

QU'EN EST-IL DE LA CONGELATION ?

Cela peut vous sembler étrange de congeler des embryons mais rassurez-vous cette pratique est de plus en plus courante et permet même d’optimiser les résultats. La congélation des embryons peut se faire d’emblée ou sur les embryons restant en surnombre après le transfert d’embryons « frais ».

L’ancienne technique dite de congélation « lente » a été abandonnée au profit d’une autre, plus récente : la « vitrification » ; plus rapide avec une survie embryonnaire plus importante après réchauffement des embryons. Elle consiste à tremper les embryons directement dans l’azote liquide. Elle assure plus de 90% de survie embryonnaire à la décongélation. Cette technique est pratiquée d’emblée dans les cas de risque d’hyperstimulation ovarienne sévère excluant tout transfert embryonnaire au décours du cycle de stimulation.

don d’ovocytes ou de spermatozoïdes

Enfin, le recours à un don d’ovocytes ou de spermatozoïdes est possible pour les couples hétérosexuels ne pouvant pas avoir d’enfant, soit parce que l’homme n’a pas de spermatozoïdes, soit parce que la femme ne produit pas d’ovocytes, soit parce qu’ils ont été détruits par un traitement médical (par exemple : certains traitements du cancer). Il peut également être destiné à des couples lorsque qu’il existe un risque important de transmettre une maladie grave à leur enfant, ou à certains couples en échec d’AMP intraconjugale. Le don d’ovocyte consiste à utiliser les ovocytes d’une donneuse anonyme pour réaliser une FIV et le don de sperme consiste à utiliser les spermatozoïdes d’un donneur anonyme conservé dans un centre agréé de conservation de gamètes.9

6 – Arrêté du 12 janvier 1999 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en assistance médicale à la procréation. Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal.
7- https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F31462
8-https://www.agence-biomedecine.fr/annexes/bilan2016/donnees/procreation/01-amp/synthese.html
9-https://www.cecos.org/node/4236